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Les épiceries coopératives fleurissent en France

On vous le dit depuis 6 ans, l’avenir est au supermarché collaboratif ! Afin de proposer une alternative aux grandes surfaces qui montrent leur limite et lutter contre la désertification en milieu rural, les épiceries coopératives et participatives émergent elles aussi petit à petit.

Des épiceries participatives pour lutter contre la désertification

Véritables points de rendez-vous et lieux de rencontre, les commerces permettent de tenir en vie les villes de zone rurale. Aujourd’hui, les villages font peu à peu face à une désertification de leurs commerces.

A Sauxillanges en Auvergne, cette ville de 1 250 habitants a élaboré une mission sauvetage pour l’unique épicerie du centre ville. Après la fermeture du « 8 à Huit » pour ouvrir une moyenne surface à l’entrée du village, une dizaine d’habitants ont fait le choix en 2016 de redonner vie au commerce. L’idée ? Créer une épicerie coopérative et participative. Les personnes achètent alors une part du commerce et deviennent ainsi propriétaire de l’épicerie. C’est ainsi qu’est né l’Alternateur. D’après le maire Vincent Challet, « L’Alternateur fait partie de ces pratiques alternatives, écologiques, qui proposent quelque chose de différent et de local ». En plus d’être propriétaires, les membres de l’Alternateur se relaient pour la faire vivre.

Infirmière, enseignant ou retraité, tous donnent de leur temps plusieurs fois par semaine et de manière bénévole. L’épicerie a besoin de quatre personnes par jour, les participants sont alors invités à renseigner sur un planning leurs disponibilités. Une manière d’assurer l’ouverture du lieu du lundi au dimanche et de proposer plus de 500 références ! Vincent Challet voit là un véritable « changement de société« . Pour lui, « c’est là que se dessine notre avenir« .

En revanche, pas question de concurrencer les autres commerces du village. Vous ne trouverez pas de livres, de journaux, de pain ou encore de viande chez l’Alternateur. Toutefois, l’essentiel des produits proposés sont bio ou en conversion, et l’épicerie propose un maximum de produits en vrac. Et toujours afin de s’inscrire dans une démarche locale, chaque étiquette indique la distance parcourue par le produit. Habile !

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La chouette initiative

Toujours dans la démarche des épiceries participatives La Chouette Coop est à Toulouse ce que l’Alternateur est à Sauxillanges. Ici, l’initiative est similaire, et les clients mettent eux aussi la main à la pâte. En caisse ou en rayon, qu’ils soient étudiants, salariés ou retraités, ces derniers participent à la vie du commerce.

La Chouette Coop pratique une chouette politique. Ici, la marge est fixe sur tous les articles (20%) et les prix sont bas. Avec leurs 900 références produits, les « propriétaires » privilégient le bio et la filière raisonnée. Les producteurs sont alors mieux rémunérés et les clients bénéficient de produits de meilleure qualité à prix accessibles. Chacun y trouve son compte !

A l’avenir, la Chouette Coop souhaite proposer des produits 30 à 40% moins cher que dans un supermarché classique. Mais pour en bénéficier chacun devra devenir coopérateur en souscrivant des parts allant de 10 à 100€ en fonction de son revenu. Et comme la Chouette Coop est participative, l’autre pré-requis est de donner au minimum 3 heures de son temps dans les rayons chaque mois.

Du côté des grandes villes, on retrouve l’équivalent de la Chouette Coop avec La Louve à Paris (8 000 coopérateurs) ou encore le Park Slope Food Coop (17 000 coopérateurs) à New-York.

Un véritable modèle de supermarché participatif et d’économie collaborative à suivre.

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