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Mes 7 conseils pour se réconcilier avec le whisky

Le whisky est à mon avis l’alcool le plus fédérateur en termes de mauvais souvenirs et de cuites particulièrement mal vécues. Je n’en avais pas bu depuis 6 ans environ et le seul souvenir que j’ai, a terminé sur la partie extérieure de la portière du taxi (c’est à ce moment là que j’ai appris qu’un dégraissage de banquette arrière coûtait 150 euros au passager maladroit).
Je peux aujourd’hui vous affirmer que je suis réconcilié avec le whisky. Voici mes conseils.

whisky Nikka

 1. Choisissez le bon moment pour éviter le piège

Préparez vos arrières : oubliez la soirée décompression du vendredi ou le before de boîte du samedi. Prenez un soir de semaine, en afterwork, moment qui sera bien plus propice à la dégustation qu’au binge drinking.

2. Mettez-vous dans l’ambiance

Préférez un salon, un club privé ou un bar à cocktails. Pourquoi ? Pour vous plonger dans l’ambiance mais aussi et surtout pour vous éloigner au maximum des lieux associés à vos lointains whisky coca (boîtes de nuit, appartements d’étudiants…). Si vous êtes à Lyon, je vous conseille le bar du Passage, le Monkey, le Florian ou l’Antiquaire. A Paris, optez pour l’Experimental Cocktail Club, le Carmen ou le Little Red Door.

3. Evitez l’effet « madeleine »

Il est temps de choisir votre whisky. Nos papilles et notre nez ont une mémoire infaillible et la madeleine de Proust n’a pas toujours des effets merveilleux. Je suis certain que vous êtes nombreux comme moi à avoir eu un haut-le-cœur rien qu’en sentant un verre de whisky passer sous votre nez. Expérience nasale qui ne vous invite pas à franchir l’étape buccale.

Comment éviter cela ? En choisissant un bon whisky, c’est bien entendu la base. Je vais faire mon Jean-Pierre Coffe mais oubliez le Jack Daniel et le J&B, c’est de la merde !

Optez pour un whisky de qualité. J’ai pour ma part choisi de me rendre à une dégustation de Nikka pour franchir le cap. Nikka est une marque de whiskies japonais dont l’histoire est assez originale. Je dois avouer que le look des bouteilles et le côté japonais m’ont permis d’oublier visuellement que c’était du whisky, ce qui m’a pas mal aidé pour commencer.

4. Laissez le coca et le jus d’orange pour le goûter

Afin de s’éloigner complètement des réminiscences éthyliques de discothèques, ne commandez plus JAMAIS de whisky coca ou de whisky orange.  Suivez plutôt les trois derniers conseils de cet article.

5. Faites-vous guider

Ca y est, vous êtes prêt à franchir le pas. Vous êtes installé au comptoir et il ne vous reste plus qu’à commander. C’est le moment où le professionnalisme du bartender fait surface (et c’est pourquoi j’ai conseillé de choisir un vrai bar à cocktails avec de vrais professionnels). Il est aussi important de boire les paroles de votre bartender que les premières gorgées de votre futur breuvage. Si ce dernier a été formé dans les règles de l’art, il saura parfaitement contourner vos craintes et vous proposer (ou créer) quelque chose d’adapté.

Lors de mon expérience, j’ai eu la chance d’être accompagné et servi par Stanislav Vadrna, un bartender slovaque (qui parlait uniquement en anglais, so fancy) qui est carrément sorti du bar pour venir me demander des précisions pendant la réalisation du cocktail. Cela m’a surpris mais c’est apparemment monnaie courante chez les bartenders formé à la japonaise.

Stanislav Vadrna
Stanislav Vadrna

Cette philosophie, du nom de Ichi-go Ichi-e (souvent traduite en anglais par (one time, one meeting), pousse le service et l’hospitalité à leur paroxysme pour viser la perfection. Cela peut paraître too much pour les français que nous sommes mais je peux vous assurer que c’est bien plus agréable qu’un connard de barman qui vous balance votre verre dégoulinant, 20 minutes après l’avoir commandé, sur un comptoir mouillé et collant.

6. Commencez léger

Yubari Highball
Yubari Highball

En parallèle des conseils que pourra vous prodiguer le bartender, je vous invite à débuter cette nouvelle expérience par un cocktail léger, à base d’agrumes et de notes fraîches (on évitera donc les ingrédients comme les œufs, le sirop de chocolat…)

Chez Nikka, il y a par exemple le Yubari Highball, à base de jus de citron de melon et de soda water. So fresh.

7. Passez la seconde

Le Mizuwari
Le Mizuwari

C’est bon, vous avez bu votre premier vrai whisky, vous n’avez pas été malade et vous avez même apprécié ce que vous avez bu. Vous pouvez passer à la dernière étape. Evitez le piège de reprendre un cocktail léger, qui en amènera un autre, puis un autre…pour ne pas se retrouver dans la situation qui vous a amené à lire cet article.

Ne buvez qu’un second verre mais, choisissez-le bien. Je vais vous surprendre mais c’est le moment d’opter pour un verre composé de whisky et….d’eau. Cela peut paraître un peu violent au premier abord mais c’est encore une fois monnaie courante dans d’autres cultures et si le whisky est de qualité, le résultat est subtil. Les japonais boivent d’ailleurs du whisky avec de l’eau durant un repas, comme du vin. C’est également le moment où la planche apéritive est la bienvenue. J’ai testé le Misuwari (50 ml de Taketsuru 12 ans et de l‘eau minérale), accompagné de crudités et d’un pain au noix et au whisky : résultats concluants.

Voilà mes quelques conseils pour en terminer avec vos proustiennes angoisses émétiques. A consommer avec modération, évidemment, sinon ça ne marche pas 🙂

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